Vous souhaitez recourir aux services d’un consultant ? Vous êtes vous-même consultant ? Voici quelques conseils.

De nos jours, une prestation de services basée sur la connaissance constitue le fondement de notre système économique. Dans ce contexte, de plus en plus de gens font carrière en qualité de consultants externes, des professionnels qui louent leurs services aux entreprises afin de résoudre des problèmes spécifiques. Certains travaillent à leur propre compte et d’autres sont employés par un bureau de consultance.

Il se peut que vous soyez vous-même consultant, que vous souhaitiez le devenir, ou encore que vous vouliez recourir aux services d’un consultant externe à votre entreprise. Dans ce cas, vous vous posez sans doute quelques questions.

Recourir aux services d’un consultant externe : est-ce avantageux pour votre entreprise ?

Avantages :

  • Regard extérieur neuf et objectif, pour une meilleure analyse des changements ou problèmes au sein de l’entreprise.
  • Expérience et expertise inexistantes en interne, là où un conseiller externe renouvelle son expérience en permanence.
  • Suffisamment de temps et de flexibilité pour se pencher sur un problème et apporter des informations pertinentes.
  • Crédibilité à l’égard des parties tierces (institutions financières, etc.).
  • Insensibilité aux rapports de force à l’œuvre au sein de l’entreprise.
  • Médiateur objectif approprié en cas de conflit. L’indépendance s’accompagne bien souvent d’un certain degré d’autorité et de confidentialité.
  • L’avis/le conseil n’est pas contraignant : vous en faites ce que bon vous semble.
  • À plus long terme, moins coûteux qu’un spécialiste interne à plein temps.
  • Le contrat est plus facilement résiliable, ce qui n’est pas négligeable quand on constate que les choses ne se déroulent pas comme on le souhaite.

Inconvénients :

  • Par définition, moins bien informé de la situation interne à une entreprise.
    • Un conseiller externe doit d’abord se familiariser avec la matière.
    • Il est intéressant d’entretenir des contacts réguliers avec le consultant externe pendant sa mission. De la sorte, vous avez la possibilité de corriger le tir si cela devait s’avérer nécessaire.
  • Le consultant peut rarement intervenir en qualité de porte-parole de l’entreprise.

Choisir le consultant approprié

Voici quelques étapes à suivre avant de se lier à un consultant externe :

  1. Après concertation en interne, notez précisément sur papier pourquoi vous souhaitez engager un conseiller.
  2. Effectuez vous-même une première analyse du problème.
  3. Soyez à l’écoute des collègues de votre branche et renseignez-vous auprès de différents consultants/bureaux de consultance éclairés. Demandez toujours des références.
  4. Organisez un entretien de prise de connaissance afin de voir si le courant passe et si le consultant répond à vos exigences et vos attentes.
  5. Demandez plusieurs offres et comparez-les avec le budget que vous aviez réservé.
  6. Parcourez attentivement l’offre. Votre problématique est-elle bien décrite ? Quelle approche le consultant va-t-il appliquer pour atteindre l’objectif final ? Allez-vous recevoir des rapports intermédiaires ?
  7. Faites votre choix et informez-en le consultant par écrit.

En tant que consultant, quels sont les risques que vous encourez ?

La responsabilité d’un consultant peut être engagée dans bon nombre de situations : erreur ou défaut de conseil, inexactitude du rapport rendu, analyse qui s’écarte de la réalité, etc. Il convient de distinguer 2 types d’obligations à laquelle peut être tenu un consultant :

  • L’obligation de moyens concerne une mission au cours de laquelle le consultant se limite à remettre des conseils ou des avis. Il s’engage vis-à-vis de ses clients à une obligation de moyen, c’est-à-dire à mettre en œuvre tous les moyens appropriés pour réaliser la prestation qui lui est confiée. Si un litige survient, le client devra prouver l’existence de l’obligation et le fait que le consultant n’a pas mis en œuvre tous les moyens nécessaires dans le cadre de son travail. Cette preuve est relativement difficile à apporter.

 

  • L’obligation de résultat concerne les missions pour lesquelles, en plus de prodiguer des conseils, le consultant est chargé de coordonner et de superviser lui-même les études ou projets qu’il mène. En d’autres termes, il s’engage à atteindre un résultat bien précis. Il faut donc que ce résultat soit clairement défini dans le contrat conclu entre le consultant et le client, avec des critères objectifs et quantifiables. En cas de litige, il suffira au client de prouver l’existence de l’obligation et le fait que le résultat promis n’a pas été atteint.
    Et le consultant ne pourra s’exonérer de sa responsabilité que s’il est en mesure de prouver qu’une cause étrangère est à l’origine de son manquement (force majeure, erreur invincible).

En tant que consultant, vous avez donc tout intérêt à couvrir votre responsabilité professionnelle. N’hésitez pas à nous demander conseil.